P. Diouf : «Quand la manière est là...»
Pape, on a senti en fin de match une très grosse satisfaction au vu du déroulé de ce match...
Il y a eu une très grosse pression mais surtout un soulagement dû à une grossière erreur d'arbitrage. De mon point de vue, le but de Sylvain Wiltord était tout à fait régulier comme les images en attestent. En se remémorant ce but et le match aller où nous avions été l'objet de décision partiales, je me disais que, décidément, on ne gagnera jamais contre Bordeaux.
Durant notre première période, nous avons peut-être fait preuve de moins de football mais de beaucoup d'engagement en répondant au duel proposé par les Bordelais. Puis, la deuxième période fut infiniment plus séduisante de notre part. Nous avons collectionné les occasions et Ramé fut quasiment un pendant de Mandanda. Et on peut quand même parler de victoire méritée au vu de l'ensemble de notre prestation.
Le match s'est-il joué sur le gros engagement des Marseillais ?
Je n'ai jamais douté du potentiel technique de notre équipe ni de la capacité de l'entraîneur à mettre tout cela en musique. Ce qui m'avait chagriné dernièrement, et notamment à Lyon, fut ce manque d'engagement, cette manière d'accepter la supériorité de l'adversaire. C'est pour cela qu'il a fallu pour nous tous une intervention pour rappeler aux joueurs que la manière importait peut-être plus que les résultats quand on joue à Marseille. Je me suis aperçu aujourd'hui que quand la manière était là, nous avions une équipe tout à fait intéressante.
L'équipe a tenu bon face à des Bordelais qui présentaient une formation ultra offensive...
J'ai senti une forme de manque d'humilité chez les Bordelais. Ils se sont un peu cru en terrain conquis. Il faut se rappeler des déclarations d'avant-match, de Diawara disant «L'OM va nous mettre la pression dans les 25 premières minutes mais on a de quoi les contenir» ou de l'entraîneur disant que la victoire était plus importante pour les Marseillais que pour eux... Cela ne leur ressemble pas trop mais il y a eu une sorte de dédain de leur part et notre réponse s'est faite sur le terrain.